L’IA a 64 ans

L’intelligence artificielle en tant que domaine de recherche est née à l’été 1956 lors d’un atelier fondateur au Dartmouth College de Hanovre, dans le New Hampshire. Un an auparavant, Marvin Minsky, Nathaniel Rochester, Claude Shannon et John McCarthy avaient proposé d’organiser un atelier afin d’établir une feuille de route sur la manière de faire penser et apprendre les machines de la même manière que les humains. Le but ultime était de découvrir des modèles de calcul afin de permettre aux machines de faire un raisonnement de bon sens. Aujourd’hui, John McCarthy est considéré à juste titre comme le père de l’IA. Je dois noter que le terme « Intelligence Artificielle » est apparu pour la première fois dans la proposition présentée par les scientifiques mentionnés précédemment. C’est ainsi qu’est née cette nouvelle discipline qui allait finalement captiver l’imagination de chacun.

L’Intelligence Artificielle a connu des hauts et des bas au cours des 50 dernières années. Les premiers succès remportés dans la résolution de petits problèmes de simulation ont déclenché une vague de prédictions sur l’arrivée de machines super intelligentes dans le monde avant l’avènement du 21e siècle. Entravée par un manque de bonne compréhension du fonctionnement du raisonnement de bon sens chez les gens et un manque de ressources informatiques, les ordinateurs étant très lents jusqu’au milieu des années 90, la recherche sur l’IA s’est arrêtée dans les années 80.

Cependant, la science consiste à proposer et à tester de nouvelles théories afin de trouver les meilleures. Depuis le milieu des années 90, la recherche sur l’IA a progressé à pas de géant. Nous avons maintenant une meilleure compréhension du fonctionnement du cerveau humain, ce qui nous a permis de trouver et de tester de meilleurs modèles de calcul pour l’IA. Ces modèles nous ont également permis de mieux comprendre les fonctions du cerveau humain. De nouvelles techniques telles que l’analyse statistique aident les agents intelligents à copier avec de grandes quantités d’informations et des capteurs bruyants. Des ordinateurs plus rapides et dotés d’une grande capacité de stockage nous permettent d’expérimenter dans des domaines plus difficiles et de résoudre des problèmes plus vastes.

Il est vrai que l’IA n’a pas encore été capable de produire une machine capable de raisonner de manière sensée. Cependant, grâce à la spécialisation, de nombreux systèmes d’IA font fonctionner notre monde aujourd’hui. L’IA nous aide à faire voler des avions et à conduire nos voitures. Elle aide les médecins à pratiquer des opérations chirurgicales. Elle nous aide à trouver des informations dans l’immensité du World Wide Web. Elle nous aide à découvrir les courriers électroniques non sollicités et à les supprimer rapidement. Elle nous aide à programmer les feux de circulation et les transports publics. Il nous aide à analyser les marchés financiers et à faire des prévisions sur le résultat des événements sportifs. Il nous aide à surveiller les espaces publics et à améliorer la sécurité et la sûreté. Il ne s’agit là que d’un petit échantillon de la pénétration des systèmes intelligents dans notre vie quotidienne. L’intelligence artificielle est là pour rester et je parie que nous aurons bientôt les connaissances, les méthodes et les ressources nécessaires pour construire enfin des machines à penser et à apprendre. Souhaitons et espérons que cette technologie ne sera utilisée qu’au profit de l’humanité et non pour la détruire.

 

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